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 Histoire du Maroc

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sasasa

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مُساهمةموضوع: Histoire du Maroc   الجمعة مايو 11, 2012 5:01 am

Habité dès la préhistoire par des populations berbères, le territoire marocain a connu des peuplements phéniciens,
carthaginois, romains, vandales, byzantins avant d'être islamisé par les Arabes. C'est en 788, lors de son exil qu'Idris Ier, fuyant les persécutions du califat des Abbassides, a donné naissance à un État dans ce Maghreb el-Aqça (Maghreb extrême ou extrême couchant)1. Depuis, le Maroc a toujours gardé, si ce n'est une indépendance absolue, du moins une très forte autonomie2.
L'attrait des richesses provenant du commerce du Sud (le Sahara) vers le Nord (l'Occident) va attirer les convoitises de diverses tribus avec pour ville carrefour Marrakech (la porte du désert) qui deviendra naturellement la capitale de diverses dynasties, en particulier celles venant du Sud et de l'Atlas marocain (Almoravides, Almohades, Saadiens) ; c'est la raison pour laquelle, toute l'histoire du Maroc (des Omeyyades aux Alaouites) fut marquée par le commerce des richesses du Sud vers le Nord. L'histoire et l'origine du Maroc furent, sont et seront marquées par le lien avec le Sahara3.
Sommaire [masquer]
1 Les premières traces de peuplement
2 Antiquité
3 Conquête arabo-musulmane
4 Fondation du Maroc
4.1 Rôle des tribus au cours de l'histoire du Maroc
4.2 La grande révolte berbère (739-743)
4.3 Dynastie Idrisside (789-985)
4.4 Omeyyades, Fatimides et factions zénètes (Xe-XIe siècle)
4.5 Autres états indépendants entre le VIIIe et le XIe siècle
4.5.1 Émirat de Nekor (710-1019)
4.5.2 Royaume des Berghouata (744-1058)
4.5.3 Émirat de Sijilmassa (758-1055)
5 Les dynasties berbères
5.1 Dynastie almoravide (v.1060-1147)
5.2 Dynastie almohade (1147-1269)
5.3 Le Maroc au cours des croisades
5.4 Dynastie mérinide (1269-1465)
5.5 Anarchie mérinide et restauration idrisside (1465-1471)
5.6 Dynastie wattasside (1471-1554)
6 Les dynasties chérifiennes
6.1 Dynastie saadienne (1554-1659)
6.2 L'arrivée des Andalous et des Morisques
6.3 Dynastie alaouite (de 1664 à nos jours)
7 La pression coloniale
7.1 Puissances en présence
7.2 Crise de Tanger
7.3 Conférence d'Algésiras
7.4 Incident d'Agadir (1911)
8 Les protectorats français et espagnol (1912 - 1956)
8.1 La Première Guerre mondiale
8.2 La guerre du Rif
8.3 La Seconde Guerre mondiale
8.4 De l'idée d'indépendance à l'indépendance réelle
9 Le Maroc moderne (depuis 1956)
9.1 Règne de Mohammed V
9.2 Hassan II
9.2.1 1963 : guerre des Sables
9.2.2 Conflit du Sahara
9.2.3 1980-90 : instabilité sociale
9.2.4 1991 à 1999
9.3 Règne de Mohammed VI
10 Notes et références
11 Bibliographie
11.1 Sources arabes anciennes
11.2 Études contemporaines
12 Voir aussi
12.1 Articles connexes
12.2 Liens externes
Les premières traces de peuplement[modifier]

L'Homme a laissé de nombreuses traces au cours de toute la période préhistorique, marque d'un peuplement très ancien, sans doute facilité par un climat plus favorable qu'aujourd'hui4,5.
À l'Acheuléen (Paléolithique inférieur), des indices datant d'au moins 700 000 ans traduisent une première activité humaine. Ces hommes vivaient principalement de la cueillette et de la chasse. Les outils de cette époque sont les galets aménagés, le biface, les hachereaux découverts notamment dans les régions de Casablanca et de Salé.
Le Moustérien (Paléolithique moyen) entre 120 000 et 40 000 ans avant l'ère chrétienne, se caractérise par l'évolution de l'outillage. Cette période a livré des racloirs et des grattoirs, en particulier au sein de l'industrie lithique de Jbel Irhoud.
La période de l'Atérien (de Bir el-Ater en Algérie) est connue uniquement en Afrique du Nord. Cette période se caractérise par la maîtrise de la production d'outils présentant des pédoncules destinés à faciliter l'emmanchement. Cette période a aussi connu un changement climatique, puisque la faune et la flore se raréfient, laissant place au désert qui coupe aujourd'hui l'Afrique en deux.


Peuplement ibéromaurisien
Le Paléolithique supérieur est marqué par l'arrivée d'Homo sapiens, porteur de l'industrie ibéromaurusienne. À Taforalt (Oujda), les outils retrouvés datent de 30 à 20 000 ans avant J.-C. Des rites funéraires sont identifiés : les morts ont le corps en décubitus latéral et les os peints.
Ces populations se maintiennent jusque vers 9 000 ans avant J.-C. puis elles vont être éliminées ou absorbées par l'arrivée des premiers ancêtres des populations berbères actuelles : les capsiens (nom issu de la ville antique de Capsa, aujourd'hui Gafsa) arrivent de l'est (comme le montrent les études linguistiques, qui classent dans la même famille l'égyptien et le berbère).
Des sites néolithiques, montrant l'apparition d'une sédentarisation et la naissance de l'agriculture sont découverts près de Skhirat (Nécropole de Rouazi-Skhirat) et de Tetouan (grottes de Kaf Taht el Ghar et de Ghar Kahal)
Antiquité[modifier]

Article détaillé : Maurétanie Tingitane.
Les Phéniciens, commerçants entreprenants originaires du pays de Canaan, installent leur premiers établissements sur les côtes marocaines dès le xie siècle av. J.-C. et fondent des comptoirs comme Tingi (Tanger) ou Lixus (près de Larache). C'est à partir de la fondation de Carthage (en Tunisie, Maghreb de l'Est) que la région commence à être réellement mise en valeur. L'influence de la civilisation carthaginoise se fera sentir près de mille ans au Maroc : en effet à partir du vie siècle, les Carthaginois en quête de métaux précieux (extraits des mines de l'Atlas et de la vallée du Draâ), de pourpre (issu d'un coquillage, le murex, que l'on trouve à Mogador par exemple, à l'origine de la teinture du même nom), vont commercer avec les populations locales et introduire des éléments culturels propres à la société phénicienne.


Buste de Ptolémée de Maurétanie, v. 30–40 ap. J.-C., musée du Louvre
C'est à partir du ive siècle av. J.-C. que, dans le nord du Maroc, apparaît la première organisation politique du pays : le royaume de Maurétanie, résultat de la fédération de différentes tribus berbères imprégnées des valeurs phénico-puniques d'État unitaire6. La Maurétanie connaît dès lors une organisation centralisée autour du roi, détenteur de tous les pouvoirs. Les cités sont administrées par des magistrats appelés suffètes, inspirés du modèle carthaginois. Les chefs des tribus conservent une certaine autonomie mais sont tenus de fournir des contingents variables de guerriers. Le punique est la langue officielle utilisée pour les documents administratifs, les rapports diplomatiques et les cultes de Baal et de Tanit.


Maurétanie Tingitane à l'ouest, Maurétanie Césarienne au centre-ouest, Numidie au centre-est et Africa à l'est.
Lorsque les Romains arrivent vers le iie siècle av. J.-C., après la destruction de Carthage, ils s'allient au roi Bocchus de Maurétanie. Cette stratégie leur permet de prendre à revers leur ennemi, le chef numide Jugurtha, gendre de Bocchus. Celui-ci y gagne le titre d'Ami du peuple décerné par la République romaine ainsi que l'estime de Caius Marius. La Maurétanie devient un royaume vassal, un « État-client », qui, s'il dépend étroitement de Rome et prendra part à toutes les querelles internes de l'Empire, reste de fait autonome. Le roi Juba II (25 av. JC) se distingue par son ouverture à toutes les cultures du bassin méditerranéen. Nourri à la culture grecque la plus classique, il épouse Cléopâtre Séléné, fille de Marc-Antoine et de Cléopâtre VII. Une civilisation maurétanienne se constitue ainsi, principalement urbaine, synthétisant avec originalité l'héritage punique et les influences hellénistiques et égyptiennes.
En 40, le royaume des Maures perd son dernier monarque, Ptolémée de Maurétanie. Caligula, qui l'a fait assassiner, fait face à la guerre d'Aedemon : Il faudra quatre ans pour mater cette révolte et en 46, l'empereur Claude annexe le royaume qui devient la province de Maurétanie Tingitane avec pour chef-lieu la cité de Tingi. La domination romaine se limite aux plaines du nord (jusqu'à la région de Volubilis près de Meknès) et l'Empire ne cherche pas à contrôler la région brutalement : il semble que les tribus autonomes et pacifiques comme celle des Baquates, sont imbriquées dans le territoire de la province. Pour autant Rome doit lutter sans cesse contre les Berbères des montagnes de l'Atlas et ceux des plaines atlantiques, comme les fameux Autololes issus du grand peuple gétule 7.
La Maurétanie Tingitane est une province militaire relevant directement du gouvernement impérial, administrée par un procurateur issu de l'ordre équestre romain (chevalier). Le procurateur est assisté de cohortes d'auxiliaires recrutés en Hispanie, en Gaule, en Britannia, en Illyrie et en Syrie. Ces unités sont principalement réparties dans le triangle Tingi-Sala-Volubilis, dispositif appuyé par d'importants camps militaires comme Oppidum Novum (Ksar el Kébir), Thamusida (près de Kénitra) et les structures de la région de Sidi Kacem. De la même manière, des troupes maures sont recrutées par les Romains mais pour aller défendre les frontières de l'Empire sur le Rhin, le Danube et l'Euphrate. Le plus connu des Maures entrés ainsi au service de Rome est le général Lusius Quietus. Ce dernier, fils du chef d'une importante tribu maure, se couvre de gloire au cours des campagnes contre les Daces et les Parthes, conquit la Médie, l'Arménie et la Babylonie et écrase les révoltes de Judée. Sa puissance et son prestige militaires deviennent tels qu'il est envisagé pour succéder à l'empereur Trajan.


La cavalerie maure attaquant les Daces sous les ordres de Lusius Quietus, bas-relief de la Colonne de Trajan à Rome


mosaïque romaine du char d'Amphitryon à Volubilis
Les cités de la Tingitane adoptent le schéma urbanistique romain classique, avec ses avenues rectilignes, son forum, son arc de triomphe, sa basilique et son capitole, le temple dédié au culte de la triade capitoline (Jupiter, Junon, Minerve). Des quartiers résidentiels destinés aux classes sociales favorisées sont également bâtis à proximité des monuments officiels. La cité de Volubilis, la plus connue de la Maurétanie Tingitane, compte à son apogée jusqu'à 10 000 habitants, dont une forte proportion de Maures romanisés mais aussi des Romains originaires d'Italie et d'Hispanie, des Grecs, des Judéens et des Arabes de l'Arabie Pétrée.
Certaines familles de l'aristocratie locale réalisent de brillantes carrières, au point d'envoyer leurs membres siéger au Sénat romain. Les campagnes proches sont mises en valeur par les grands propriétaires terriens également issus de ce patriciat provincial. La richesse agricole principale de la Tingitane est l'huile d'olive, largement exportée dans le reste de l'Empire. Les plaines produisent aussi du blé et des fruits, et les forêts sont exploitées pour le bois de cèdre et de thuya. Toutes ces substances sont acheminées vers les ports comme Tingi et Sala qui connaissent une très forte activité commerciale8.


vestiges du capitole de Volubilis
Au même titre que le reste de l'Afrique du Nord, la Maurétanie Tingitane va connaître la christianisation. Des dizaines d'évêchés couvrent la région, s'adressant d'abord aux populations romaines puis aux romanisés. C'est en 298, à Tanger, sous Dioclétien que saint Marcel, centurion romain, est décapité9. Deux évêchés ont été identifiés en Tingitane (à Tanger et à Lixus), mais il est possible qu'il y en ait eu quatre. La diffusion du christianisme demeure cependant très faible en comparaison des autres provinces d'Afrique. La petite communauté chrétienne de Tingitane semble fidèle au catholicisme romain et reste en dehors de la querelle du donatisme qui agite les provinces voisines.
Au iiie siècle, l'Empire recule. C'est aussi le cas en Afrique du Nord et en particulier au Maroc : la Maurétanie Tingitane se retrouve réduite à la seule ville de Tingi et à la côte nord. Elle est d'ailleurs rattachée administrativement au diocèse d'Hispanie. Les cités de la province sont presque toutes évacuées par les autorités officielles, y compris Volubilis. Au sud du fleuve Loukkos seul le port de Sala est conservé par l'Empire. Les raisons de ce repli sont mal connues : pression des Berbères montagnards et du Sud ? Crise économique plus violente dans cette région ? Affaiblissement dû aux conflits internes de l'Empire avec l'épisode des Gordiens10?
Profitant de l'affaiblissement de l'Empire romain d'Occident, une coalition de barbares en majorité germaniques, formée de Suèves, de Vandales et d'Alains traverse le Rhin en 406. Les Vandales descendent alors en Espagne et passent en Afrique en 429. Ils atteignent Hippone (Algérie) en 430. Le gouvernement de Constantinople engage en vain une expédition navale contre cette invasion. Les Vandales s'installent dans l'Afrique du Nord-Ouest pour plus d'un siècle. Il faut attendre 533-534, pour que s'engage la campagne d'Afrique décidée par Justinien Ier et dirigée par le général thrace Bélisaire. Le corps expéditionnaire byzantin anéantit le royaume vandale et déporte ses élites en Asie mineure. La pacification du territoire reconquis est plus laborieuse et se heurte à la pugnacité des Maures, notamment ceux de l'ouest de l'Afrique du Nord11.
La Maurétanie Tingitane n'est d'abord pas touchée par la conquête et la domination vandales. Les Germains ne contrôleront jamais que quelques points des côtes méditerranéennes du Rif. La région passe sous contrôle byzantin en 534. Mais les Maures, habitués à une indépendance réelle depuis plus d'un siècle, résistent farouchement autour du prince Garmel et harcèlent les légions de Bélisaire6. Les Byzantins érigent l'extrême Nord marocain, autour de Tanger, Ceuta et Lixus, en province de Maurétanie Seconde, administrée par un exarque et par un comes (comte), avec prolongement sur le sud de l'Espagne pris aux Wisigoths (préfecture de Bétique). La Maurétanie Seconde connaît un certain renouveau économique et démographique. Cette présence byzantine fragile, menacée à la fois par les Goths et par les Maures, subsiste jusqu'à la conquête arabo-musulmane.
Conquête arabo-musulmane[modifier]

Article connexe : Conquête musulmane du Maghreb.
En 638, les Arabes prennent Alexandrie. En 649, ils atteignent le Maghreb. Mais ce n'est qu'à la cinquième campagne (681) qu'ils entrent au Maroc. Ils font alors face à une farouche résistance berbère, à la suite de certaines erreurs diplomatiques. Les Berbères, qu'ils soient montagnards, ou des plaines aujourd'hui marocaines ou algériennes, vont permettre à l'Empire byzantin de se maintenir jusqu'en 698. La présence byzantine est alors vaincue et ne subsiste que la résistance berbère. Cette résistance tient encore quinze ans. En 708, l'antique Maurétanie se convertit massivement à l'islam. Cette conversion, qui touchait des populations qui n'avaient jamais été christianisées, ne fut à aucun moment remise en cause par les Berbères. La région connut par la suite des révoltes anti-arabes, mais elles ne furent jamais anti-musulmanes12. Très vite, Les musulmans utilisent les capacités guerrières des nouveaux convertis : l'Espagne wisigothique est conquise en trois ans, les troupes berbères arrivent en Navarre en 715. Ils seront vaincus à Poitiers en 732.
L'ensemble du Maroc côtier est sous domination omeyyade. Dans la région du Rif s'établit un petit émirat berbère autonome : l'émirat de Nekor ou Nokour13.
En 740 a lieu la première révolte berbère face au pouvoir arabe : aucunement une remise en cause de l'islam, le kharijisme sert de prétexte pour remettre en cause le califat d'orient. C'est, pour ses fidèles, la volonté de choisir « le meilleur » pour gouverner, et non pas forcément un descendant du prophète (ce que veut le chiisme), ou un candidat choisi par les sages (ce que veut le sunnisme). Le kharijitisme est la thèse la plus appréciée par les peuples berbères, qui ont des sentiments relativement démocratiques : le chef se doit d'être choisi par tous, et non pas imposé14. Le califat omeyyade ne peut l'accepter, et un conflit éclate. En 750, à Damas, les Omeyyades sont
.renversés par les Abbassides. Le Maghreb al Aqsa se retrouve dans une quasi-anarchie.
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